Mme Annie Genevard interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur la possibilité pour un majeur protégé de prendre la présidence d’une association.

Si le législateur est venu codifier l’engagement citoyen pour les mineurs par la loi n° 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté qui a modifié la loi de 1901 sur la participation des mineurs à la vie associative, tant pour adhérer que pour participer activement à la gestion d’une association, rien n’est précisément défini pour le cas des majeurs protégés. En l’espèce, la loi du 5 mars 2007 portant réforme de la protection juridique des majeurs permet de garantir à tout citoyen le droit d’être protégé pour le cas où il ne pourrait plus s’occuper seul de ses intérêts. Cette loi renforce la protection de la personne protégée et de ses biens.

La protection juridique qui lui est garantie s’exerce en vertu des principes énoncés dans la charte des droits et libertés de la personne majeure protégée parmi lesquels le droit à l’autonomie ainsi que le droit à une intervention personnalisée de qualité favorisant son autonomie et son insertion. Ainsi, la situation de la personne fait l’objet d’une évaluation régulière. Aussi, le silence de la loi dans ce domaine laisse envisager que ces deux derniers principes permettent au majeur protégé de s’investir dans la vie et la gestion d’une association.

Cela permettrait à une habitante du Haut-Doubs atteinte d’un handicap et relevant de ce statut de pouvoir créer et devenir présidente d’une association ayant pour but d’aider les personnes handicapées.

Aussi afin de l’encourager dans cette voie, elle l’interroge sur la possibilité de mettre en place un régime similaire, mais plus encadré que celui prévu pour les mineurs de moins de 16 ans, souhaitant s’engager dans une association.

 

Pour être alerté de la réponse : http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-6236QE.htm