Lycée Gallieni de Toulouse:  entendre l’appel au secours des enseignants et garantir aux élèves et à leurs familles un environnement scolaire normal

La situation du lycée Gallieni de Toulouse décrite  dans le dossier  qui lui a été consacré dans le journal L’Express « Un lycée en état de guerre » résonne comme un coup de tonnerre et interpelle tous les responsables politiques.

Agressions de professeurs et d’élèves, menaces de mort, circulation d’armes, apprentissages empêchés, insultes sexistes, tentatives d’incendies, dégradations en tout genre… les faits décrits sont saisissants et obligent à une réaction à la hauteur de l’extrême gravité des situations relatées et du cri de désespoir des enseignants qui considèrent que la République les abandonne.

Si la situation du lycée Gallieni est paroxystique, la violence en milieu scolaire n’est malheureusement pas propre à cet établissement. Il y a quelques mois, des incidents très graves s’étaient produits dans trois établissements de Seine Saint Denis avec incendies, tirs de mortier, saccages, agressions de personnels. Régulièrement l’actualité relate des agressions de professeurs, de surveillants, d’élèves. Le harcèlement est endémique. Récemment un principal de collège a refusé l’inscription d’un élève de confession juive ne pouvant garantir sa sécurité.  Certains cours ne peuvent plus être assurés. Trop d’élèves ne peuvent plus suivre leur scolarité dans des conditions normales.

Notre pays est maintenant placé devant des responsabilités trop longtemps esquivées sous le quinquennat précédent. Les Républicains réclament depuis longtemps des  sanctions proportionnées ( dont le principe avait été refusé par pure idéologie lors de la discussion sur la Refondation de l’école ). Ils demandent  la mise en place de dispositifs de sécurité comme la vidéo protection ou encore la présence de personnels dédiés à la sécurité. Avec davantage d’autonomie,  principaux et proviseurs doivent avoir la possibilité de décider, avec les équipes éducatives, de stratégies adaptées à la situation de leurs établissements. Les enseignants doivent bénéficier d’un soutien sans faille de leur tutelle. Les fauteurs de troubles graves doivent être exclus. Dans les cas les plus lourds, une réponse pénale doit être apportée . L’abaissement de la majorité pénale doit être appliquée. Le déni a trop longtemps prévalu.

Nous attendons du ministre de l’Education nationale qu’il apporte de toute urgence des réponses précises, déterminées, à la hauteur .

Les mots des enseignants sont forts et sans ambiguïté et appellent à l’instauration d’un véritable état d’urgence dans les établissements comme le lycée Gallieni qui ne peuvent être abandonnés à leur sort.

Annie GENEVARD
Secrétaire Générale
Vice-Présidente de l’Assemblée Nationale

Le Figaro : Annie Genevard, «une main de fer dans un gant de velours»

Article publié dans le Figaro du 29 janvier 2018

Désormais secrétaire générale des Républicains, la Franc-Comtoise se donne pour mission d’«animer la vie du mouvement et de mettre en musique les orientations».

Samedi, en conseil national, Annie Genevard a eu la tâche ingrate de passer à la tribune après Valérie Pécresse au moment où la présidente de la région Île-de-France quittait la salle. Et avec elle, nombre de caméras. «Laurent est très attaqué… Mais c’est le privilège des hommes de caractère ; les insipides, eux, ne fâchent personne…», a rétorqué la secrétaire générale de sa voix calme. En bureau politique, mardi dernier, c’est déjà elle qui s’était chargée de répondre à Florence Portelli. L’ex-candidate à la présidence du parti avait critiqué le manque de représentativité au sein des instances du parti. La secrétaire générale est aussitôt intervenue, faisant valoir que la nouvelle équipe dirigeante n’avait jamais été aussi jeune et renouvelée.

«Poste exposé»

On ne la voit pas toujours arriver, Annie Genevard. De son aveu même, elle est «une main de fer dans un gant de velours». «Quand j’ai des convictions, je les défends et j’essaye d’y être toujours fidèle.» Au moment des débats sur le mariage pour tous, la députée du Doubs, qui s’y est fermement opposée, s’est fait remarquer par sa présence assidue sur les bancs de l’Assemblée. Même en séance de nuit. Face à Najat Vallaud-Belkacem, Annie Genevard, ex-professeur de lettres classiques, venue à la politique par les questions de culture et d’éducation, se fait aussi connaître en reprochant à la ministre sa réforme du collège qui introduit la «langue arabe dans le programme national», au détriment «du français, des langues anciennes, qui sont nos racines, ou des langues européennes comme l’allemand» au risque «d’encourager le communautarisme qui mine la cohésion nationale».

Désormais secrétaire générale des Républicains, un «poste exposé», souligne-t-elle, elle devrait former avec Laurent Wauquiez «un binôme complémentaire», juge Christian Jacob, président du groupe LR à l’Assemblée. Si le président des LR se voit souvent accuser de parler fort, Annie Genevard sait dire assurément les mêmes choses sans grosse trompette. «Je n’aime pas la violence dans les rapports humains», glisse-t-elle.

«Laurent sait que je ferai le job»

Pour ne pas commettre d’impair, les premiers jours de sa prise de fonctions, elle avait d’ailleurs imprimé les statuts du parti pour connaître précisément la définition de son poste. «Laurent sait que je ferai le job, créer de la concorde entre nous, pour retrouver le plaisir du débat», indique celle qui goûte peu aux petites phrases et joutes médiatiques. En réfléchissant à son équipe, Laurent Wauquiez cherchait une «personne en qui il avait confiance, qui apaise et qui sache gérer une équipe», selon les termes d’Annie Genevard. Il lui a laissé cinq minutes pour se décider! Elle n’a mis qu’une condition pour accepter le poste: pouvoir garder son mandat de vice-présidente de l’Assemblée nationale, «un vrai beau poste politique», où elle s’efforce, dit-elle, «d’être juste», en restant ce qu’elle est. Le premier compliment sur sa gestion des débats au perchoir… est venu des communistes!

À 61 ans, la Franc-Comtoise, ex-maire de Morteau, qui n’oublie jamais d’envoyer une saucisse de sa ville pour promouvoir la gastronomie locale, connaît aussi très bien l’appareil du parti. Ex-secrétaire nationale aux fédérations, ex-secrétaire générale adjointe des Républicains, Annie Genevard se donne aujourd’hui pour mission d’«animer la vie du mouvement et de mettre en musique les orientations» du président.

Elle a d’ailleurs créé des groupes WhatsApp pour fluidifier la communication entre les nouveaux membres et demandé à l’équipe de se déployer dans les fédérations d’ici au mois de juillet. Celle qui avait soutenu François Fillon pendant la campagne dit ne pas «être dans la nostalgie», alors qu’il y a un an, le candidat était le favori de la présidentielle. «Je pourrais. On me disait ministrable. Tout laisse à penser que j’entrerais au gouvernement. Mais la politique est une école d’humilité… La roche Tarpéienne est proche du Capitole!», ajoute la latiniste. Désormais, elle préfère regarder «devant» et être «100 % à sa tâche».

Marion Mourgue

Conseil national les Républicains

Retour en vidéo sur mon intervention au Conseil National de notre famille politique.

En tant que Secrétaire générale, ma devise est simple : travailler pour tous, agir et reconquérir !

Je tiens à remercier les élus, les conseillers nationaux et les militants de toute la France ayant fait le déplacement. Nous sommes Les Républicains !

Discours d’Annie Genevard – Conseil National Les Républicains – 27 janvier 2018

“J’aimerais vous y voir”

J’ai participé à l’émission de LCP “J’aimerais vous y voir”. Un grand merci à toute l’équipe si sympathique de la boulangerie pâtisserie Pfaadt de Pontarlier qui m’a si gentiment accueillie.

C’est pour rendre hommage à un bel artisanat, au commerce de Centre ville et à l’apprentissage qui permet à la jeunesse de s’épanouir que j’ai choisi de faire cette émission.

Pour regarder l’émission :

 

Dates de diffusion sur la TNT :

  • Samedi 18 novembre 2017 à 18:48
  • Lundi 20 novembre 2017 à 14:45
  • Vendredi 24 novembre 2017 à 02:47
  • Vendredi 24 novembre 2017 à 20:16
  • Samedi 2 décembre 2017 à 11:43

Réforme du BAC : Moins d’épreuves mais plus d’exigence

Annie Genevard, Secrétaire générale des Républicains et vice-présidente de l’Assemblée nationale, estime qu’une réforme de l’examen du baccalauréat est nécessaire à condition qu’elle soit guidée par deux grands objectifs incontournables.

Premier objectif : le bac doit être le gage de l’acquisition des fondamentaux, nécessaire pour la réussite de l’élève dans la poursuite de son parcours scolaire. Il faut donc recentrer les épreuves sur les matières fondamentales de chaque section par des coefficients significatifs. Le bac sous sa forme actuelle est non seulement coûteux mais il ne joue pas son rôle de 1er grade universitaire.

Deuxième objectif : l’exigence doit enfin remplacer l’indulgence pour cette épreuve dont la valeur s’est considérablement dépréciée ces dernières années. Il faut en finir avec les consignes d’indulgence données aux correcteurs chaque année et limiter la compensation des moyennes afin d’assurer un taux maximal de réussite. Si le bac ne garantit plus une réelle validation des acquis, alors nous retrouverons des jeunes dénués des compétences indispensables aux études supérieures, ce qui ne fera qu’accroître la sélection par l’échec à l’université qui sévit dans des proportions inacceptables : 60 % des étudiants échouent dès la 1ère année de licence !

Nous serons attentifs aux arbitrages qui seront rendus dans les prochains mois, après la parution du rapport de l’universitaire Pierre Mathiot. Comme l’a indiqué notre Président Laurent Wauquiez hier soir dans L’Emission politique sur France 2, nous refuserions, par exemple, que le projet de réforme écourte encore l’année de Terminale, en organisant les épreuves dès le retour des vacances de printemps pour s’adapter à la nouvelle plateforme Parcoursup. Au contraire, les examens devraient être organisés en juillet pour redonner le mois de juin aux élèves afin de finir les programmes et d’approfondir les apprentissages.

Le bac est un diplôme auquel les Français sont, à juste titre, très attachés. Il convient de lui redonner tout son sens et sa valeur.

Annie GENEVARD
Sécretaire Générale
Vice-Présidente de l’Assemblée Nationale

Question écrite : Situation professionnelle des maîtres-nageurs sauveteurs

Madame Annie Genevard attire l’attention de Monsieur le ministre de l’éducation nationale sur la situation professionnelle des maîtres-nageurs sauveteurs (MNS). Il semblerait que la France soit en déficit de 1 200 maîtres-nageurs sauveteurs. La préparation du brevet, appelé « BPJEPS AAN » (brevet professionnel de la jeunesse de l’éducation populaire et du sport mention activités aquatiques) dure une année au minimum et, enseigné dans les centres de ressources, d’expertise et de performance sportive (les CREPS), il coûte à l’étudiant entre 5 000 et 8 000 euros.

Malgré leur niveau de qualification les maîtres-nageurs sauveteurs sont souvent employés de façon précaire et saisonnière et cette branche trouve de moins en moins de demandeurs. Beaucoup de MNS travaillent à perte et, par manque de maîtres-nageurs les enfants ne peuvent plus apprendre à nager. De plus, dans le cadre d’une sortie scolaire, l’enseignant doit être capable non seulement de sortir l’enfant ou l’adulte de l’eau, mais aussi de le ranimer immédiatement sans appeler les secours.

Aussi, les professionnels du secteur estiment que le marché du travail a besoin de trois formations et trois brevets : le MNS professionnel préparant en même temps le concours d’éducateur territorial des activités physiques et sportives (ETAPS) en vue d’entrer au service des communes, employeurs majoritaires ; le MNS saisonnier beaucoup moins cher, beaucoup moins long qui pourrait se préparer pendant les vacances scolaires ou en cours du soir (comme ce fut avant 1985) ; l’entraîneur de club. Aujourd’hui deux textes publiés menacent la natation scolaire.

Le décret n° 2017-766 du 11.5.17 du ministère de l’éducation nationale qui permet aux titulaires du brevet national de surveillant sauvetage aquatique (BNSSA) préparé sur une période très courte et à des « pisteurs secouristes » d’enseigner aux scolaires sans une seule heure de formation pédagogique. Le second décret 11°2017-1269 du 9 août 2017 du ministère des sports qui retire complétement les attributions des MNS pour l’apprentissage de la natation au profit de demi-bénévoles. Si l’enseignement de la natation est confié à des personnes formées en quelques jours, voire quelques heures, et qui ne sont pas capables de sortir de l’eau et de réanimer, la prise de risque sera donc importante.

Ainsi, elle lui demande de bien vouloir lui faire part de la position du gouvernement sur ce sujet très important.

TGV LYRIA à Frasne : Annie Genevard demande une intervention dans les plus brefs délais

Alors que les réservations de billets pour les ponts de mai sont désormais possibles, Annie Genevard alerte les responsables de la SNCF et de la Société LYRIA sur les difficultés pour les usagers de réserver des places de TGV pour les trajets entre la gare de Frasne et Paris.

La Députée signale que « de nombreux usagers m’ont précisé la complexité de ces réservations dans la mesure où le site internet accessible aux clients affiche la mention « complet » même plusieurs mois à l’avance ». Cette situation interroge vivement puisqu’il est possible dans ces cas précis d’acheter des billets au départ ou à l’arrivée de Lausanne ou de Vallorbe.

Annie Genevard rappelle que ces problèmes et perturbations durent depuis de trop nombreux mois maintenant et que les responsables de la SNCF et LYRIA ont déjà été avertis de ces défaillances récurrentes.

La Députée demande donc à Guillaume PEPY et Andreas BERGMANN des solutions urgentes pour faire disparaître définitivement ces désagréments qui pénalisent lourdement la population.

Elle précise enfin avoir sollicité personnellement Elisabeth BORNE, Ministre des Transports sur ce dossier.

Proposition de loi visant à lutter contre les déserts médicaux en assouplissant les conditions de création d’une maison de santé

En 2017, environ 8 % de la population française – soit 5,3 millions de personnes – est dans une situation de faible accessibilité à une médecine de qualité dans un délai approprié. Ce constat se révèle particulièrement inquiétant dans les zones rurales.
Le Gouvernement souhaite répondre à la préoccupation de l’évolution de la couverture médicale dans les territoires ruraux par la création de Maisons de santé. Il l’a d’ailleurs indiqué dans la stratégie de renforcement de l’accès territorial aux soins présenté par le Premier ministre et la ministre des solidarités et de la santé, le 13 octobre 2017. Ainsi, la priorité numéro un de cette stratégie est de renforcer l’offre de soins dans les territoires au service des patients.

Dans la continuité de cette annonce, lors du débat du 22 novembre dernier sur les territoires ruraux, dans le cadre du Congrès des maires, la ministre des solidarités et de la santé a souligné qu’elle allait mettre en place « tout un tas de déverrouillages des conditions d’installation des médecins ». Son propos a été renforcé par celui de la Ministre chargée des Transports qui a, quant à elle, rappelé qu’il fallait « partir des besoins des territoires ».
Les élus des territoires ruraux sont mobilisés pour trouver des solutions à la désertification médicale. Ils se confrontent parfois à des difficultés administratives, notamment, la nécessité de disposer de deux médecins traitants pour qu’une maison de santé pluridisciplinaire ou pluriprofessionnelle (MSP) soit créée. Or, cela s’avère parfois compliqué.
Il serait opportun d’assouplir les conditions de création de ces MSP.

Ainsi, permettre qu’une maison de santé soit créée dès lors qu’un médecin traitant s’engage à s’y établir et non plus deux, comme c’est actuellement le cas, permettrait de favoriser les regroupements de professionnels de santé dans les zones rurales et de les multiplier, répondant à la problématique de la désertification médicale.

Pour exemple, la commune du Russey, dans le Haut-Doubs, aurait la possibilité de mettre en place un tel projet. Comme beaucoup d’autres communes rurales, cette commune se bat pour maintenir des services et des emplois. Grâce à un regroupement d’infirmières, d’un ostéopathe, d’une psychologue, d’une orthophoniste, d’une opticienne et d’une pharmacie auquel s’ajoute la présence d’un médecin traitant, cette commune aurait la possibilité de créer une offre médicale solide et de répondre à ses difficultés actuelles en termes de couverture de soins médicaux.

L’article unique de cette proposition de loi prévoit ainsi d’inscrire dans le code de la santé publique la possibilité de créer une MSP dès lors qu’un médecin traitant souhaite y établir son activité. Cette possibilité est subordonnée à l’avis de l’Agence régionale de santé, chargée de la mise en œuvre des politiques de santé publique.